Posts Tagged: This Side and Beyond

Marché aux Andelys

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Father’s Day

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Dieu vous garde et vous bénisse

Papa

Aujourd’hui, c’est le quatre-vingt quinzième anniversaire de la naissance de mon père, Pierre Krebs. Quand le 8 mai est un dimanche, c’est la Sainte Jeanne d’Arc et le 8 mai 1921 était un dimanche, comme aujourd’hui. Mon père était content d’être née le jour qui commémorait Jeanne d’Arc.

Le jour de son 24eme anniversaire l’armistice en Europe était signée, il était un très jeune officier de la Légion d’Honneur.

A la fin de sa vie, il n’aimait plus beaucoup les anniversaires, mais aujourd’hui on aurait pu lui faire plaisir en lui rappelant que c’était encore une fois la Sainte Jeanne d’Arc.

A mon père…

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mon père Pierre et sa sœur Elisabeth

Papa-1932

Mon père dessiné par sa sœur Françoise

Chesterton Community College Drama

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Self-portrait for Ash Wednesday

ash-wed dust you are

Memento mori
For dust you are and to dust you shall return.

And so they did some of my loved ones
And so will I

Can I accept just not knowing anything about the after
Can I live with the descriptions other people have made
People who do not know
Or should I enter the dark world of sleeping I have experienced
And find a glimpse there.

A life real only for me, but oh so real
Mysterious, no doubt
Controlled, not in the least

I have written a poem to my father
About him asleep because
He had expressed a fear he might not wake up one day
In the poem I said “Fear not, it is not death yet”

This summer my father died
It is death now
As he lay unconscious, this time we knew he would not wake
He sighed so expressively when Sister Jeanine, a nun, spoke to him and for him
Saying “I know what it is you want…
And you can ask for it
But God will decide.”
Yes, my father was ready and willing
Let us pray that when the time comes however early or unexpected
We shall be ready and willing.

Margot Krebs Neale

Hommage à Michel Tournier

La leçon des ténères

Certaines nuits d’hiver, entre la deuxième et la troisième heure, alors que le soleil, séparé de moi par toute l’épaisseur de la terre, ne m’envoie plus à travers l’empire des ombres que des rayons noirs, je rencontre mes morts. Sur l’aire de lucidité aride créée par l’insomnie, ils forment une foule attentive et sans visage, les camarades tombés de mon enfance, les amis perdus de ma jeunesse, ceux d’avant-hier, ceux d’hier déjà.
Quelle est donc la leçon des ténèbres ? Que me veulent-elles, toutes ces silhouettes grises ? Qu’ont-elles à me souffler, ces bouches pleines de silence ? Il m’a fallu du temps pour le comprendre, pour l’accepter. Aujourd’hui, je le sais. Ils viennent me rappeler mon appartenance à leur communauté. Ils viennent me dire que je suis des leurs, et déjà mort en quelque sorte.
J’avais connu jadis une femme qui avait vécu entourée d’enfants, de petits enfants, de toute une cour familiale et affectueuse. Puis le malheur avait frappé autour d’elle avec un acharnement terrible, ayant toujours la suprême cruauté de l’épargner elle même, mais abattant à ses pieds des petits, des jeunes, tout ce qui était sa raison d’être.
Je craignais de retrouver une épave. C’était tout autre chose, le contraire en un certain sens. Elle souriait à tous, affable, attentionnée, légère, transparente, spirituelle, désincarnée. En vérité elle nous jouait une aimable comédie, mais elle n’était plus là pour personne de ce monde.
J’ai compris en la voyant qu’Ophélie n’a pas été rendue folle et suicide par l’assassinat de son père. Elle s’est simplement enfoncée avec lui dans les eaux lourdes, et seuls émergent encore ses yeux rêveurs et ses lèvres chantantes.
Etre jeune, c’est n’avoir perdu personne encore. Mais ensuite nos morts nous entraînent avec eux, et chacun est un rocher jeté dans notre mémoire qui fait baisser notre ligne de flottaison. A la fin, nous dérivons à fleur d’eau, à fleur d’existence, n’offrant plus aux vivants que juste ce qu’il faut de regards et de paroles pour leur faire croire que nous sommes de ce monde.

In Des Clefs et des Serrures

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Ils viennent me dire que je suis des leurs, et déjà mort en quelque sorte.

Aujourd’hui
Je cherche un beau poème
Un poème qui parle pour moi
Qui parle d’aujourd’hui

Mais pourquoi chercher
Il est là
En moi
Le poème qui dit la joie
De la lumière d’hiver
Et la tristesse
De la mort d’un frère

Frère parce que passionné de photo
Frère parce que touché par le beau
Frère parce qu’avec un stylo
Il a charmé, enrichi, approfondi ma vie.

Sacred tree

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Une petite eglise dans laquelle nous n'avons pas pu rentrer... parfois on voit plus ​quand on voit moins.

Through a Glass

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Exhibition 2015 – Reflections

I approached the theme of the exhibition in three different ways:
A reflection on passing from Life to Death as both my parents died this summer
A question : Was the naming of the planets a reflection of man’s observation of himself, or does each man/woman reflect all the planets?
Looking for reflections of light and objects, I also found a reflection of a dream I had had ten years previously.

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Reflection on passing from Life to Death

Both my parents died this summer. My mother, unconscious in the last days of her life, seemed to draw from her own source but she also seemed anxious. To my eye, her hands shaped a question mark.
My father, also unconscious, held the hand we gave him with surprising force. There was a strong sense of communication, of receiving and passing on.

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Vigil as dusk is reflecting on the table

Reflecting the Planets?

Is there a set of qualities that can be described very powerfully with the name of one planet?
Could I make ten self-portraits, one to reflect each of the planets?

Click on the cover to see a preview (the photos are a little distorted)

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Too desirable Madam? or HRO IN(2015)

More than ten years ago, I had a dream in which my family was robbing a bank, looking for a treasure in underground passages; it felt half-heroic, half-dishonest. A man stood up and died. Then a young woman and I had to hide in a flat and as we were trying to enter unnoticed a small crowd was looking at a yellow sports car. As I was describing this dream in the following days, I was asked what that yellow sports car could represent. More than one idea came to mind. After this dream whenever I saw a yellow sports car I was reminded of the dream and thought of a more showy, more visible part of me, and why not?
In May 2015, I had to collect my passport from South Kensington and saw this car in a showroom window. As I was trying to photograph it without my reflection the woman on the photograph said goodbye to the man and turned; she must have seen me and this was her reaction.
It is only when I was working on printing it that my friend Peter commented on the number plate. The name of the showroom is
H.R. Owen but of course it could be heroin or heroine.

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