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Hommage à Michel Tournier

La leçon des ténères

Certaines nuits d’hiver, entre la deuxième et la troisième heure, alors que le soleil, séparé de moi par toute l’épaisseur de la terre, ne m’envoie plus à travers l’empire des ombres que des rayons noirs, je rencontre mes morts. Sur l’aire de lucidité aride créée par l’insomnie, ils forment une foule attentive et sans visage, les camarades tombés de mon enfance, les amis perdus de ma jeunesse, ceux d’avant-hier, ceux d’hier déjà.
Quelle est donc la leçon des ténèbres ? Que me veulent-elles, toutes ces silhouettes grises ? Qu’ont-elles à me souffler, ces bouches pleines de silence ? Il m’a fallu du temps pour le comprendre, pour l’accepter. Aujourd’hui, je le sais. Ils viennent me rappeler mon appartenance à leur communauté. Ils viennent me dire que je suis des leurs, et déjà mort en quelque sorte.
J’avais connu jadis une femme qui avait vécu entourée d’enfants, de petits enfants, de toute une cour familiale et affectueuse. Puis le malheur avait frappé autour d’elle avec un acharnement terrible, ayant toujours la suprême cruauté de l’épargner elle même, mais abattant à ses pieds des petits, des jeunes, tout ce qui était sa raison d’être.
Je craignais de retrouver une épave. C’était tout autre chose, le contraire en un certain sens. Elle souriait à tous, affable, attentionnée, légère, transparente, spirituelle, désincarnée. En vérité elle nous jouait une aimable comédie, mais elle n’était plus là pour personne de ce monde.
J’ai compris en la voyant qu’Ophélie n’a pas été rendue folle et suicide par l’assassinat de son père. Elle s’est simplement enfoncée avec lui dans les eaux lourdes, et seuls émergent encore ses yeux rêveurs et ses lèvres chantantes.
Etre jeune, c’est n’avoir perdu personne encore. Mais ensuite nos morts nous entraînent avec eux, et chacun est un rocher jeté dans notre mémoire qui fait baisser notre ligne de flottaison. A la fin, nous dérivons à fleur d’eau, à fleur d’existence, n’offrant plus aux vivants que juste ce qu’il faut de regards et de paroles pour leur faire croire que nous sommes de ce monde.

In Des Clefs et des Serrures

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Ils viennent me dire que je suis des leurs, et déjà mort en quelque sorte.

Aujourd’hui
Je cherche un beau poème
Un poème qui parle pour moi
Qui parle d’aujourd’hui

Mais pourquoi chercher
Il est là
En moi
Le poème qui dit la joie
De la lumière d’hiver
Et la tristesse
De la mort d’un frère

Frère parce que passionné de photo
Frère parce que touché par le beau
Frère parce qu’avec un stylo
Il a charmé, enrichi, approfondi ma vie.

Through a Glass

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To Elsie K.

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It is a weight, not heavy, just 50gr but I thought about what weighs and what springs again even though it was cut down (the mint) and somehow the mint met with the shadow of the weight. Trying to see something everyday in the humble or otherwise.

Graduation day

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Do you know where you are going to?

“Theme From Mahogany (Do You Know Where You’re Going To)”

Link to the song at the end of the text

Do you know where you're going to
Do you like the things that life is showing you
Where are you going to
Do you know

Do you get
What you're hoping for
When you look behind you
There's no open doors
What are you hoping for
Do you know

Once we were standing still in time
Chasing the fantasies
That filled our minds
You knew how I loved you
But my spirit was free
Laughin' at the questions
That you once asked of me

Do you know where you're going to
Do you like the things that life is showing you
Where are you going to
Do you know

Now looking back at all we've planned
We let so many dreams
Just slip through our hands
Why must we wait so long
Before we'll see
How sad the answers
To those questions can be

Do you know where you're going to
Do you like the things that life is showing you
Where are you going to
Do you know

Do you get
What you're hoping for
When you look behind you
There's no open doors
What are you hoping for
Do you know

Elle court, elle court…

LA MALADIE D’AMOUR – MICHEL SARDOU

Elle court, elle court, la maladie d'amour,
Dans le cœur des enfants de 7 à 77 ans.
Elle chante, elle chante, la rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde.
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie.
Elle fait pleurer les femmes, elle fait crier dans l'ombre
Mais le plus douloureux, c'est quand on en guérit.

Elle court, elle court, la maladie d'amour,
Dans le cœur des enfants de 7 à 77 ans.
Elle chante, elle chante, la rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Elle surprend l'écolière sur le banc d'une classe
Par le charme innocent d'un professeur d'anglais.
Elle foudroie dans la rue cet inconnu qui passe
Et qui n'oubliera plus ce parfum qui volait.

Elle court, elle court, la maladie d'amour,
Dans le cœur des enfants de 7 à 77 ans.
Elle chante, elle chante, la rivière insolente
Qui unit dans son lit
Les cheveux blonds, les cheveux gris.

Pierre, Antoine et Olivier

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Une vie bien remplie

Après une vie bien remplie, Maman est morte le 1er Juin 2015

Maman montage

 

 

La jeunesse

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How much does it weigh on you?

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