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Women’s day

À la magicienne

At the Woman-Magician’s

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This is a poem inspired by a corset lace I found in my great-aunt’s attic never used with the price still on it. The brand name is “At the magician’s” (magician in the feminine).

À la magicienne
Un corset
Un lacet
De quelle magie parlons-nous ?
De quelle magicienne ?

De celle qui opprime
Déprime
Contraint
Astreint
Ou de celle qui embellit
Affermit
Définit
Enrichit.

C'est peut-être un choix
A chaque fois
Savoir combien
Quel équilibre
On s'astreint
On retient ou on est libre.

At the Woman-Magician’s
A corset
Its lace
Which magic are we talking about?
Which She-magician?

The one who oppresses
Depresses
Constrains
Restrains
Or the one who gives beauty
Tightens
Strengthens
Defines

It may be a choice
Each time
To find the balance
Between
How much one controls
Or one lets breathe

This poem is part of the book To be a Woman which you can have a look at Here.

Gently down the stream merrily, merrily, life is but a dream

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Picasso at the Wren library

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Chesterton Community College Drama

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February illness : Ibuprofen and coffee

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Self-portrait for Ash Wednesday

ash-wed dust you are

Memento mori
For dust you are and to dust you shall return.

And so they did some of my loved ones
And so will I

Can I accept just not knowing anything about the after
Can I live with the descriptions other people have made
People who do not know
Or should I enter the dark world of sleeping I have experienced
And find a glimpse there.

A life real only for me, but oh so real
Mysterious, no doubt
Controlled, not in the least

I have written a poem to my father
About him asleep because
He had expressed a fear he might not wake up one day
In the poem I said “Fear not, it is not death yet”

This summer my father died
It is death now
As he lay unconscious, this time we knew he would not wake
He sighed so expressively when Sister Jeanine, a nun, spoke to him and for him
Saying “I know what it is you want…
And you can ask for it
But God will decide.”
Yes, my father was ready and willing
Let us pray that when the time comes however early or unexpected
We shall be ready and willing.

Margot Krebs Neale

L’Étoile Noire

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How many days?

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Hommage à Michel Tournier

La leçon des ténères

Certaines nuits d’hiver, entre la deuxième et la troisième heure, alors que le soleil, séparé de moi par toute l’épaisseur de la terre, ne m’envoie plus à travers l’empire des ombres que des rayons noirs, je rencontre mes morts. Sur l’aire de lucidité aride créée par l’insomnie, ils forment une foule attentive et sans visage, les camarades tombés de mon enfance, les amis perdus de ma jeunesse, ceux d’avant-hier, ceux d’hier déjà.
Quelle est donc la leçon des ténèbres ? Que me veulent-elles, toutes ces silhouettes grises ? Qu’ont-elles à me souffler, ces bouches pleines de silence ? Il m’a fallu du temps pour le comprendre, pour l’accepter. Aujourd’hui, je le sais. Ils viennent me rappeler mon appartenance à leur communauté. Ils viennent me dire que je suis des leurs, et déjà mort en quelque sorte.
J’avais connu jadis une femme qui avait vécu entourée d’enfants, de petits enfants, de toute une cour familiale et affectueuse. Puis le malheur avait frappé autour d’elle avec un acharnement terrible, ayant toujours la suprême cruauté de l’épargner elle même, mais abattant à ses pieds des petits, des jeunes, tout ce qui était sa raison d’être.
Je craignais de retrouver une épave. C’était tout autre chose, le contraire en un certain sens. Elle souriait à tous, affable, attentionnée, légère, transparente, spirituelle, désincarnée. En vérité elle nous jouait une aimable comédie, mais elle n’était plus là pour personne de ce monde.
J’ai compris en la voyant qu’Ophélie n’a pas été rendue folle et suicide par l’assassinat de son père. Elle s’est simplement enfoncée avec lui dans les eaux lourdes, et seuls émergent encore ses yeux rêveurs et ses lèvres chantantes.
Etre jeune, c’est n’avoir perdu personne encore. Mais ensuite nos morts nous entraînent avec eux, et chacun est un rocher jeté dans notre mémoire qui fait baisser notre ligne de flottaison. A la fin, nous dérivons à fleur d’eau, à fleur d’existence, n’offrant plus aux vivants que juste ce qu’il faut de regards et de paroles pour leur faire croire que nous sommes de ce monde.

In Des Clefs et des Serrures

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Ils viennent me dire que je suis des leurs, et déjà mort en quelque sorte.

Aujourd’hui
Je cherche un beau poème
Un poème qui parle pour moi
Qui parle d’aujourd’hui

Mais pourquoi chercher
Il est là
En moi
Le poème qui dit la joie
De la lumière d’hiver
Et la tristesse
De la mort d’un frère

Frère parce que passionné de photo
Frère parce que touché par le beau
Frère parce qu’avec un stylo
Il a charmé, enrichi, approfondi ma vie.

A bookcase full of life

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